Le Blog d'Anne Brugnera

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vendredi 9 décembre 2011

Fête des lumières 2011

Jeudi dernier, avec Thierry PHILIP, maire du 3ème, et d'autres adjoints, j'ai fait, comme chaque année, le tour des animations de la fête des lumières dans le 3ème arrondissement.
Cette années des animations de commerçants et/ou des illuminations étaient installées sur les berges, la place Jutard, la place Bahadourian, la Buire, la place Ste Anne, le cours du Docteur Long...
Autant de lieux transformés pour l'occasion où grâce à la douceur de cette soirée, nous avons croisé beaucoup de monde et notamment des familles et des enfants dans une ambiance chaleureuse.
Quelques photos prises par Alice

Les algues vertes, sur les Berges











                                                           Vous êtes ici... , rue Moncey
                                                                                                                         Les bâtisseurs de lumière, La Buire

                                                                                                                                   




Les sculptures sur glace de Philippe HIRIART, rue Paul Bert
(boulanger pâtissier meilleur ouvrier de France)












                                   Pauline joue à Pacman (elle le dirige sur le mur avec sa main)                  
            Pacmanize me, place Sainte Anne : Pacman se déplace sur le mur illuminé guidé par le joueur
                                                      
























vendredi 4 novembre 2011

Intervention en Conseil d'Arrondissement du 3 novembre 2011

"Monsieur le Maire, chers collègues,

 

Le Contrat Enfance Jeunesse signé entre la Ville et la CAF de Lyon est un élément important de la politique petite enfance de notre municipalité.

 

Il s’agit même de la colonne vertébrale de notre politique, qui contient à la fois nos objectifs à moyen terme et nos perspectives à plus long terme pour le développement de l’offre de garde des tout petits.

 

Nous voyons à sa lecture que la Ville de Lyon tient ses engagements. Le contrat initial, dit CEJ1 et qui portait sur la période 2007-2010, prévoyait la création de 238 places en équipements d’accueil. Suite à divers avenants portant sur des extensions, des relocalisations et des créations de crèches, nous voyons que nous en avons créées en 4 ans 259 places, soit plus que prévu initialement.

 

Ce résultat provient de notre capacité à saisir des opportunités de développement lorsqu’elles se présentent à nous. Ceci suppose d’être attentif à la disponibilité de nouveaux locaux ou de foncier mais aussi une réelle capacité d’anticipation notamment par la prévision de budgets pour pouvoir saisir de telles opportunités.

 

Dans le 3ème arrondissement, ce CEJ1 s’est traduit par :

-

mardi 5 juillet 2011

Intervention lors du Conseil Municipal du 4 juillet

Mon_ecriteau2.jpgMonsieur le Maire, chers collègues,

Cet avenant concerne la problématique de la restauration scolaire.

Confrontée, comme de nombreuses grandes villes françaises, à une explosion de la demande en places à la cantine, la Ville de Lyon a enclenché depuis plus d’un an une réflexion sur ce sujet important pour les familles des écoliers lyonnais.

La capacité d’accueil des cantines peut être limitée par différents facteurs : - la capacité des équipements (fours, chambres froides) dimensionnés pour traiter un certain nombre de repas, - le nombre de personnels municipaux, nécessaires pour préparer les repas, pour servir et encadrer les enfants durant les deux heures de la pause méridienne, - la taille de la cantine qui détermine le nombre de couverts pouvant être servis à l’occasion d’un repas, - et enfin la capacité de la cuisine centrale, où sont confectionnés les repas des enfants.

Vous avez décidé, Monsieur le Maire, de débloquer les moyens financiers nécessaires à la levée de ces différentes limites pour que tous les enfants qui en ont besoin puissent déjeuner à l’école.
Ce budget servira à acheter du matériel supplémentaire ainsi qu’à embaucher du personnel.

Concernant la problématique de la cuisine centrale, vous avez demandé à ce que sa relocalisation avec agrandissement déjà prévue soit accélérée étant donnée cette augmentation soudaine de la demande. Cet énorme chantier est maintenant sur de bonnes voies, le terrain a été trouvé et la nouvelle cuisine centrale devrait être opérationnelle en 2014. En attendant des solutions temporaires ont été mises en place pour que le seuil limite de 22.000 repas par jour puisse être dépassé à l’avenir, suite aux ouvertures de nouvelles écoles et à la hausse de fréquentation des cantines existantes.

Mais parmi tous ces facteurs limitants, il en est un qui ne peut toutefois se régler de manière générale. Il s’agit de celui qui découle de la surface de la cantine elle-même. Certaines de nos écoles, et c’est le cas de l’école Meynis dont je vais parler dans quelques instants et qui a fêté le 14 juin dernier ses 100 ans, ont été construites à une époque où le besoin de cantine était faible comparé à la demande d’aujourd’hui.

Or s’il est simple d’acheter du matériel, un peu moins simple mais faisable d’embaucher du personnel, il est beaucoup plus difficile de pousser des murs en urgence.

Certaines écoles élémentaires déjà repérées ont vu leurs cantines transformées en selfs. Cette transformation permet d’accueillir plus d’enfants à table grâce à un flux régulier remplaçant un service à table figé dans le temps. Néanmoins tous les locaux scolaires ne se prêtent pas à l’installation d’un self du fait de leur caractère exigu. Il faut alors construire une nouvelle cantine, si l’on dispose de terrains jouxtant l’école pour ce faire. Entre les transformations et les constructions neuves, ce sont près de 60 selfs qui seront créés d’ici 2014.

Mais si aucune de ces deux solutions n’est possible pour l’instant dans certaines écoles, il faut alors trouver une solution dite de délocalisation, c’est à dire proposer un autre lieu de restauration pour une partie des enfants et ainsi pouvoir faire déjeuner l’ensemble des élèves qui en ont besoin. Ces solutions de délocalisation ne sont pas généralisables et identiques pour toutes les écoles. Elles sont forcément particulières et adaptées. Et c’est cela que je voulais saluer en prenant la parole : le travail minutieux réalisé pour trouver pour chaque cantine saturée par ses locaux exigus une solution adaptée, de proximité et qui engendrera le moins de gêne et de perturbations pour les enfants concernés. Cette étude à la carte est une vraie gageure dans une ville de la taille de Lyon.

Ainsi pour l’école Meynis, qui disposera d’une cantine neuve avec self, construite près de l’école et opérationnelle en 2013, une solution temporaire a dû être trouvée. A ma demande, l’accueil de près de 50 écoliers dans la cantine de la maison de l’enfance du 3ème Est toute proche a été étudié et il se concrétise par cet avenant que nous allons voter. Pour d’autres écoles, un collège ou encore une école voisine accueillera les rationnaires surnuméraires.

Il s’agit là de solutions simples pour les enfants et les familles, qui nécessitent néanmoins un gros travail d’organisation pour les services de la ville. Bref des solutions pragmatiques, pleines de bon sens, à l’inverse des pseudo-solutions démagogiques de nos opposants politiques qui proposaient d’aller faire manger les enfants au restaurant du quartier !

Monsieur le Maire, au nom du groupe socialiste, je vous remercie pour cette politique d’accès à la cantine pour tous.

A l’heure où l’inquiétude grandit chez les parents et les élus de gauche quant aux conditions d’accueil des écoliers dans des classes surchargées, aux enseignants novices et où le budget de l’Etat consacré à nos enfants ne cesse de diminuer, la Ville de Lyon réaffirme son soutien aux écoles dans le cadre de ses compétences voire au-delà, en leur consacrant un budget en augmentation.

Par ailleurs je suis heureuse de voir que des solutions proposées par les parents d’élèves et par les élus de terrain aient été retenues. J’en profite pour remercier les services de la direction de l’éducation et notamment Mme GOUTTENOIRE pour son écoute et sa réactivité. Je vous remercie.

jeudi 20 janvier 2011

Conseil Municipal du 17 janvier

Monsieur le Maire, Chers collègues,

Je tenais à intervenir au sujet de cette délibération afin d’exprimer, au nom du groupe socialiste, toute notre satisfaction quant au niveau d’investissement que consacre la Ville de Lyon à la petite enfance, c’est à dire à nos enfants de 0 à 3 ans.

Nous pensons en effet que consacrer un budget important à nos jeunes enfants constitue un investissement et non une dépense, un investissement pour notre société d’aujourd’hui et de demain.

Dans un pays où le taux de natalité est proche de 2 enfants par femme et est l’un des plus élevés d’Europe, la petite enfance est un véritable enjeu sociétal.

Pour le développement et le bien-être de l’enfant, pour l’égalité des chances dès le plus jeune âge d’une part,

Pour l’égalité entre les sexes, pour le retour à l’emploi des femmes et pour le bien-être des parents qui travaillent, mais aussi pour la lutte contre la pauvreté (des familles monoparentales entre autres) d’autre part,

La prise en charge de la petite enfance s’impose comme une obligation collective.

Et les collectivités publiques doivent être moteur dans ce domaine. Elles doivent œuvrer pour le développement de l’offre de garde. Elles doivent aussi être à l’écoute de l’évolution des modes de vies des familles afin de continuellement adapter l’offre aux besoins des parents.

C’est ce que fait la Ville de Lyon, et nous nous en félicitons, et c’est ce que devraient faire d’autres collectivités locales.

Ainsi, comme le montre le budget 2011 que nous avons voté lors du dernier conseil, cette année, la Ville consacrera plus de 16 Millions d’euros en dépenses de fonctionnement pour les 103 établissements associatifs et 50 crèches municipales qu’elle soutient. Ceci représente 8% des dépenses de fonctionnement de la Ville et montre son volontarisme en la matière.

Par ailleurs un programme ambitieux de création de structures d’accueil de jeunes enfants est mené depuis maintenant 10 ans. Cette année, c’est encore 3 nouvelles crèches, 3 micro-crèches et 1 Relais d’Assistantes Maternelles qui ouvriront leurs portes. Ce qui représente 146 places d’accueil supplémentaires.

S’agissant de cette délibération proprement dite, qui a trait au futur établissement Villeroy-Créqui, situé dans le 3ème arrondissement, je tenais à remercier, en tant qu’adjointe à la petite enfance de cet arrondissement, ainsi qu’au nom du Maire du 3ème, les services et élus de la Ville grâce au travail desquels 55 m2 supplémentaires ont été dégagés, et qui dit m2 dit berceaux supplémentaires. Ainsi la nouvelle crèche proposera dès septembre 2012 40 places pour les enfants du quartier Voltaire Part Dieu.

Par ailleurs une concertation entre services et élus a permis de trouver une solution afin que cet établissement dispose d’un espace extérieur conséquent, ce qui n’était pas évident dans ce quartier très dense. Or un jardin privatif est un élément important de la qualité de vie des enfants dans leur crèche.

Voilà M. le Maire ce que je tenais à exprimer au sujet de ce rapport.


samedi 27 novembre 2010

Exercices de style

Il est un exercice récurrent des conseils municipaux qui, année après année de mandat, permet aux différents groupes politiques le composant  de se montrer sous un angle quasi caricatural. Il s'agit du Débat d'Orientation Budgétaire (ou DOB), préalable obligé au vote du budget prévisionnel (ou BP) de la Ville.

Lundi 15 novembre dernier, le Conseil Municipal a été le lieu de ce débat concernant le BP 2011 qui lui sera présenté et voté lors du Conseil Municipal de décembre.

Le débat, qui n'a pas donné lieu à un vote, a vu l'expression des 9 groupes politiques de la ville et a duré 2 heures. Un débat riche et intéressant dont je tente de vous fournir les meilleurs extraits. Espérant être claire tant le sujet des finances locales n'est pas forcément évident pour un néophyte.


Introduction par Richard BRUMM, adjoint aux finances publiques et à l'administration générale du Maire de Lyon
Dans un contexte marqué par une reprise fragile et une dette publique en constante progression, la Ville subit le gel des dotations de l'Etat, dotations désormais fixées annuellement, ce qui offre une faible visibilité à la Ville. En 2010, la Ville a amélioré sa capacité de désendettement. En 2011, comme en 2010, les dépenses courantes seront contenues, les frais de personnel maîtrisés, les subventions stabilisées. La note AA+ donnée à la Ville par l'agence de notation Standard & Poor's est un bon signe. La Ville est bien gérée et conserve des marges de manœuvre pour assurer un service public de qualité.

Réactions de l'opposition
Centristes et Démocrates pour Lyon (droite)
Les finances de la Ville ne sont pas extensives. La Ville doit se recentrer sur ses actions de proximité.

Lyon Divers Droite
Le document fourni n'est pas assez détaillé. Le groupe réclame plus d'investissements, une maîtrise des dépenses de personnel et une vigilance sur la distribution de subventions.

Ensemble pour Lyon (droite)
Le pays est sorti de la crise grâce au plan de relance. Les collectivités territoriales doivent maîtriser leurs dépenses tout comme l'Etat.

Réactions de la majorité municipale
Centre Gauche Démocrate
Le groupe dénonce la casse de la stratégie de contractualisation entre l'Etat et les collectivités territoriales concernant les dotations de celui-ci, contractualisation qui a été la règle durant 20 ans et qui est aujourd'hui remise en cause de manière unilatérale par l'Etat. Le département et la région seront aussi très touchés par cette décision.

GAEC (Gauche Alternative Ecologique et Citoyenne)
Le plan de mandat de la Ville est respecté et le budget prévisionnel présenté est dans la droite ligne de celui-ci. Le groupe souligne l'incohérence de l'opposition qui soutient l'action de l'Etat quand il gèle les moyens des collectivités territoriales et qui critique les modalités de gestion de la ville.

Lyon Demain
Le groupe revient sur la modification unilatérale des règles du jeu entre l'Etat et les collectivités territoriales, qui intervient en plein milieu de la partie lorsque la situation devient non favorable à l'Etat.

Communiste, Républicain et Intervention Citoyenne
La crise n'est pas terminée. La "casse sociale" continuera jusqu'en 2012. Le groupe se félicite de la bonne gestion de la Ville et demande une amélioration des services, une hausse de la masse salariale de 3% par an et un soutien des associations à vocation sociale.

Europe Ecologie, les Verts et apparentés
Le groupe souligne l'explosion des dépenses énergétiques.

Socialistes et apparentés (mon groupe)
La qualité de la gestion des finances de la Ville a permis de se désendetter et d'améliorer les services sans augmenter à nouveau les impôts.
Le groupe souligne l'incohérence de l'Etat qui diminue à la fois les dotations aux collectivités territoriales qu'il leur verse et leur potentiel fiscal propre (taxe professionnelle). Il ne peut y avoir un potentiel fiscal national accaparé par l'Etat (avec la gestion des finances publiques désastreuse que l'on connaît- ajout personnel) et un potentiel fiscal résiduel, des miettes laissées aux collectivités locales. Il faut aller au bout de la logique de décentralisation et laisser les collectivités choisir leurs propres ressources fiscales.
Nous gérons nos effectifs différemment de la façon de faire de l'Etat qui lui les réduit drastiquement provoquant diminution des services publics, baisse de leur qualité et malaise des agents. En 2011 nous adapterons la masse salariale aux ouvertures et extensions d'équipements publics (écoles, crèches, gymnases...) et nous améliorerons les conditions de travail des agents.
Ce budget prévisionnel tient compte du contexte général pour mieux préparer l'avenir.

Réponse globale du Sénateur Maire de Lyon Gérard Collomb
Il n'existe pas de miracles. Les recettes de la Ville proviennent en partie de l'impôt, de la contribution des habitants. Ces derniers seront les arbitres de ce débat par le suffrage universel. L'unique hausse d'impôt réalisée dans ce mandat (+6%) doit servir à toutes nos politiques.
Jusqu'à présent, nous avons conduit une politique assez rigoureuse. Il faut continuer dans cette voie. C'est notre engagement vis à vis des lyonnais.

Pour en savoir plus : http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/vie_democratique/conseil_municip

lundi 22 novembre 2010

Classe péniche de l'école Anatole France

J'ai assisté dernièrement au retour de la classe péniche de 2 classes de l'école élémentaire Anatole France (1 CE1 et 1 CE2).

L'association Les péniches du Val de Rhône, présidée par M. JANIN, existe depuis 20 ans. Avec une dizaine de salariés (4 personnels d'équipage, 3 animateurs, une secrétaire et une chargée de communication), elle exploite et fait voguer une péniche, la Vorgine, ancienne barge à céréales réaménagée.

Elle propose des séjours de 2, 3 voire 5 jours sur les flots du Rhône et de la Saône, en amont comme en aval de Lyon, grâce à un astucieux aménagement comprenant cabines, sanitaires, cuisine, réfectoire, salles d'activités et plateforme d'observation/cour de récréation.

Ces séjours sont principalement à destination des scolaires, mais aussi des adultes et des familles, ainsi que des groupes inter-générationnels. De nombreuses classes des écoles de Lyon en bénéficient grâce à un important soutien financier de la Ville.

Les enseignants en sont friands car ces séjours courts permettent d'aborder de nombreuses thématiques autour de l'eau (navigation, haltes fluviales, paysage façonné par l'eau, qualité de l'eau, traitement de l'eau, diversité du vivant, sensibilisation à la protection de l'environnement...).

La vie à bord est aussi l'occasion de l'apprentissage du vivre ensemble, de la vigilance du marinier, de l'écocitoyenneté (tri des déchets, économie de l'eau et de l'électricité, propreté) dans un espace réduit et inhabituel qui nécessite de tels comportements, des apprentissages qui sont importants dans l'éducation de futurs citoyens.

A voir les mines réjouies des 47 enfants et de leurs 4 accompagnateurs (2 enseignants et 2 parents) à leur arrivée au port vendredi 5 novembre, cette classe eau avait rempli toutes les espérances, et ce malgré la fatigue certainement due à une nuit agitée dans les dortoirs ! Mais c'est là tout le charme des classes découvertes pour les enfants.

dimanche 14 novembre 2010

Retour sur le conflit dans les cantines scolaires

Maintenant que la grève est terminée, je peux m'exprimer sur le sujet dans mon blog. Avant c'était trop difficile, les informations tombaient au jour le jour, il aurait été dangereux de s'exprimer publiquement.
dessin_ecole.jpgCette grève a débuté le 12 octobre. Initiée lors du mouvement social national contre la réforme des retraites, elle s'est rapidement muée en contestation locale et ciblée, comme ce fut le cas dans d'autres secteurs et/ou dans d'autres villes (cf la grève des "tatas" à Marseille).
Les négociations ont été entamées rapidement et ont abouti dès le 18 octobre à un premier accord. Celui-ci touchait essentiellement aux emplois et au respect des conditions de travail des agents travaillant dans les écoles. Cet accord n'a pas été ratifié par certains syndicats et les négociations ont repris durant les vacances de la Toussaint, portant alors principalement sur la rémunération. Ce sujet délicat et touchant à l'ensemble des agents de la Ville n'a pu être réglé avant la reprise de l'école et une partie des parents ont trouvé cantine close le jeudi 4 novembre.
Grâce à la solidarité entre parents ou familiale, à la débrouille, au bon vouloir de certains employeurs, mais aussi, hélas, à la déscolarisation d'une partie des enfants, notamment en maternelle, les familles avaient supporté tant bien que mal cette situation. Mais à la rentrée, l'espoir déçu de voir le conflit réglé s'est mué en exaspération. Les parents étaient à bout des solutions. La Ville a donc mis en place tant bien que mal, avec les agents dont elle disposait, un accueil avec pique-nique. Pas terrible en plein mois de novembre mais indispensable pour certaines familles sans solution. Cet accueil avec pique-nique risquait d'être mal perçu par les grévistes, qui pouvaient y voir un moyen de casser leur mouvement. Certains restaurants se sont d'ailleurs remis en grève aussitôt.
Heureusement les négociations ont abouti mardi 9 novembre au soir. Elles ont porté sur une revalorisation des plus bas salaires de la ville (agents de catégorie C) étalée sur 3 ans et sur une amélioration des possibilités de promotion de ces mêmes agents.
Les enfants ont donc repris le chemin de la cantine vendredi 12. Nombreux ont goûté au menu SOS, menu prévu en cas de panne de four ou de non livraison de la cuisine centrale. Au menu : betteraves, lentilles et thon, crème à la vanille ou compote. C'était bon m'a dit ma fille cadette.
Ce conflit laissera toutefois des traces : de la tension dans les équipes au sein des écoles, les grévistes étaient déterminés mais ils ont souffert dans leurs relations avec les enseignants, avec les familles et même entre grévistes et non grévistes - de la méfiance de la part des familles vis à vis de la Mairie taxée d'immobilisme (et qui a pourtant négocié !) et vis à vis des grévistes accusés de ne pas se rendre compte de la situation dans laquelle ils plaçaient les familles (honnêtement je pense que c'est faux) ou d'être des fainéants nantis (les vieux poncifs sur les fonctionnaires !! certains sont toujours persuadés de travailler plus et plus dur que les autres) - de la lassitude de la part des représentants des parents d'élèves sans cesse pris à partie par les parents mécontents et peu habitués à gérer ce genre de situation extrême mais à la fin du soulagement pour tous que ce soit fini et le souhait que cela ne se reproduise plus.
Quant à moi je retiens de cette période difficile et sous tension l'énorme travail de la Direction de l'Education pour informer au mieux les élus et les parents, la difficulté et pourtant nécessité à communiquer auprès des familles des écoliers, les différences dans les réactions et résistances au conflit selon les écoles, selon la richesse du réseau de parents, selon les solutions appliquées pour communiquer et favoriser l'entraide au sein de l'école.

Personnellement cette période a été difficile à gérer. J'étais sur mon mail matin (très tôt) et soir (fort tard) pour répondre aux mails des parents mécontents, à ceux des représentants des parents d'élèves exaspérés, tous plus ou moins respectueux, pour informer les autres élus de l'avancement de la situation. J'ai dû répondre aux attaques de l'opposition lors des conseils d'arrondissement, jamais avare de "y a qu'à, faut qu'on..." et autres contradictions comme demander plus de moyens pour les écoles (en période de conflit uniquement) et en même temps une baisse des impôts et de la masse salariale de la Ville !! Je suivais les négociations mais, en tant qu'élue d'arrondissement, n'y étais pas associée. Bref j'étais dans mon rôle : interface entre la ville et les citoyens du 3 et relais d'information. Mais un rôle exacerbé par la tension sur le terrain. Je devais aussi gérer l'absence de cantine en tant que maman. Heureusement l'entraide entre copains a bien fonctionné, merci encore à eux.
Comme tous j'ai été soulagée mardi 9 au soir quand le SMS d'Yves FOURNEL est tombé sur mon portable juste au moment où j'entrais en conseil d'école, très vite relayé par un appel de mon Maire pour confirmation. De retour à la maison après deux conseils d'école, j'ai immédiatement prévenu les représentants de parents d'élèves et les parents qui m'avaient contactée pendant la grève que le préavis était levé et que tout rentrerait dans l'ordre dès le 12.
Aujourd'hui tout ça semble déjà loin. Je suis repartie dans mon "train-train" d'élue : commission crèche, conseils d'école, réunions en tout genre et autres choses à traiter laissées en souffrance le temps de cette grève.
Ce conflit a été en quelque sorte un baptême du feu d'une situation de crise pour l'élue que je suis.
Le conflit est terminé mais il restera dans ma mémoire car il m'a beaucoup appris notamment sur la manière de réagir au plus juste, sur la façon de peser ses paroles et ses écrits, sur la nécessité de mieux communiquer dans le futur vis à vis des parents des 6.500 élèves des 30 écoles de l'arrondissement.

samedi 9 octobre 2010

Chic du "Land-art" en plein coeur de Lyon !

Fête des feuilles 1Depuis 1999, "la Fête des Feuilles", créée à l'initiative d'un collectif d'artistes de la région, prend place courant novembre dans le Parc de la Tête d'Or. Organisée initialement comme un évènement de sensibilisation à un phénomène saisonnier, cette fête est rapidement devenue un évènement culturel de type "land-art" ou "art-nature". Et c'est tout à fait remarquable au sein d'une agglo telle celle de Lyon.
Depuis 10 ans, le public se presse dans le parc pour admirer les créations éphémères réalisées avec des feuilles et branchages morts, matériel abondant et gratuit. Les expositions sont pleines de sérénité et de douceur, la promenade permettant de les admirer un vrai moment de bonheur mais aussi de surprises et de plaisir tant il faut les trouver parfois au milieu des arbres du parc et tant aussi certaines sont étonnantes d'originalité. Chaque année, le plaisir est là. Et les enfants en sont les premiers bénéficiaires. Les plus petits se ruent dans la piscine de feuilles, les plus grands cherchent à créer à leur tour des objets, des sculptures, des compositions de feuilles. Des animations sont d'ailleurs proposées chaque année aux écoles qui font de cette fête un véritable moment pédagogique.
Cette année, en amont de la Fête proprement dite qui se déroulera du 10 au 28 novembre, un nouveau projet est lancé par le CRIPTRA (Complexe Informatique Pédagogique et Technique de Rhône-Alpes) : un "Marché d'Automne". Des totems, installations artistiques réalisées à partir de fruits et de feuilles d'automne par l'artiste Erik Barray, seront exposés sur différents marchés de la ville du 3 au 7 novembre (Carnot, Saint Jean, Croix Rousse et Saint Antoine). Pendant la Fête de Feuilles, ils seront installés aux entrées du parc de la Tête d'Or. De plus, un buffet scénographié sur le thème des fruits d'automne sera organisé dans le jardin du Musée des Beaux-Arts de la Ville le 10 novembre à l'occasion du lancement de la Fête des Feuilles.
Comme ce projet artistique répond à plusieurs objectifs de la Ville tels que sensibiliser le public au "land-art", présenter les artistes locaux, mettre en valeur les marchés de la Ville, créer du lien entre la ville et la campagne ..., la municipalité a souhaité le soutenir et une subvention lui sera allouée à l'occasion du Conseil Municipal du 11 octobre.
Allez tous admirer le Marché d'automne et la Fête des Feuilles. L'occasion de fêter en beauté cette saison souvent difficile pour la santé (le retour des rhumes) et le moral (les journées plus courtes) avec de la créativité et de la poésie.Fête des feuilles 2

dimanche 27 juin 2010

La fête des mercredis de Lyon

Mercredi dernier avait lieu, sur la plaine de jeux de Gerland, la fête des Mercredis de Lyon, et ce comme chaque année depuis 2004.
Cette journée festive à destination des enfants a pour vocation de rendre compte des activités sportives et ludiques proposées les mercredis par la Ville à l'ensemble des enfants des écoles primaires de Lyon.
Les Mercredis de Lyon (MELY) proposent, tout au long de l'année, différentes activités aux enfants qu'ils accueillent. Les enfants changent d'activité à chaque période scolaire, ils sont libres de leur choix : entre tir à l'arc, vélo, natation, activités manuelles, blog, roller...
De plus, au gré des saisons, des sorties à la journée sont proposées : ski de fond-raquettes l'hiver dans le Jura ; course d'orientation, tir à l'arc, kayak au parc de Parilly ou au parc de Miribel Jonage au printemps.
Le tout pour un coût très raisonnable adapté au quotient familial des familles.

La fête, quant à elle, a été belle : les enfants ont participé à différentes activités pédagogiques. Ils ont eu droit à un pique-nique géant sous un soleil radieux. Puis, après la course des gônes, qu'ils ont acclamé à tue tête au sein du Palais des sports, ils ont pu assister à un spectacle en plein air avant le goûter et le retour au centre.
Une journée bien remplie qui clôt cette année scolaire !
Et, cerise sur le gâteau, la course des gônes féminine a été remportée par 3 filles du 3ème arrondissement, 3 filles du MELY 3-3 et de l'école Charial ! Bravo les filles !
photo.jpg

mercredi 31 mars 2010

Lyon ville des lumières ... durables


Evidemment si je dis Lyon et lumière, immédiatement tout le monde pense Fête des lumières. Mais si cette fête fait référence et si elle attire toujours plus de visiteurs chaque année, elle est un peu l'arbre qui cache la forêt en matière d'innovation lumineuse à Lyon.
A Lyon il y a aussi le Plan Lumière qui a fêté il y a peu ses 20 ans. Il éclaire chaque année un peu plus de monuments, un peu plus de sites lyonnais. Le lycée de Saint Just dans le 5ème arrondissement a été dernièrement mis en lumière pour compléter le paysage nocturne de la colline de Fourvière, une mise en lumière qui vient d'être récompensée par un prix.
Et Lyon exporte sa compétence en matière de "paysage nocturne urbain". Dernier exemple en date : une coopération avec la Ville de Hanoï pour la mise en lumière des principaux sites de cette ville dans le cadre des festivités du Millénaire de sa création.
Mais surtout Lyon ne cesse d'innover en matière de lumière avec 2 maîtres mots :
diminuer la pollution lumineuse et la consommation électrique
apporter la "juste lumière" quand il faut comme il faut pour répondre aux besoins des habitants.
Deux exemples de ces considérations :
l'installation d'une centrale photovoltaïque sur le toit du Lycée de Saint Just qui permettra de financer en partie la consommation électrique grâce à la revente d'énergie à ERDF.
La rénovation des éclairages pietonniers : les nouvelles installations permettront de supprimer les nuisances lumineuses dues aux réverbérations vers le haut alors que les lampadaires doivent n'éclairer que le sol et de diminuer les consommations d'énergie de près de 80%.
A Lyon la nuit est belle et la pollution est moindre. Grâce à une réflexion de tous les instants et grâce à une action beaucoup plus durable que l'opération "une heure sans lumière pour sauver la planète" qui part d'un bon sentiment mais qui reste vraiment anecdotique !

mercredi 3 mars 2010

Ah les berges du Rhône !

Dire que certains voulaient les voir conserver leurs parkings et leurs voitures ! Les Lyonnais n'étaient pas d'accord avec eux. C'est certainement en partie pour ça qu'ils n'ont pas été élus. Vendredi dernier, j'étais en commission sécurité dans une des péniches du Rhône. L'occasion de visiter ce beau bateau (ancienne barge à céréales) dont je ne connaissais en fait que la terrasse ouverte d'avril à septembre. L'occasion d'admirer de l'intèrieur et au plus près les eaux tumultueuses du Rhône, le solei baignant l'Hôtel Dieu et les pont Wilson et Lafayette. L'après-midi était belle. Un avant goût de printemps d'autant plus perceptible sur les berges. Au contact de la végétation et surtout à proximité du fleuve, on se sent tellement bien ! J'ai fait de nombreuses photos que je vous livre.   |L| , fév. 2010))

lundi 15 février 2010

Qu'est-ce qu'un bouchon ?

C'est un restaurant typiquement lyonnais dont les caractéristiques sont les suivantes : - que du cochon (sous toutes ces formes) - aucun légume (hormis des pommes de terre) - pot de cote obligatoire (un pot = 46cl = unité de mesure typiquement lyonnaise) - trés peu de place entre les tables - une salle de restaurant modèle réduit - généralement ouverture uniquement au déjeuner - et enfin un quelque chose d'intemporel difficilement descriptible

Mardi dernier, j'ai déjeuné dans un véritable bouchon lyonnais du 3ème arrondissement : "A ma vigne" rue Jean Larrivé.

Ce restaurant a ouvert le 1er janvier 1960. Il fête cette année son cinquantenaire ! La cuisinière est la même qu'à l'ouverture et je me suis bien gardé de lui parler de l'âge de la retraite !

La cuisine est trés soignée, l'ambiance préservée. Il ne faut pas être pressé et déguster tranquillement ses tripes ou son gratin d'andouillette entre connaisseurs. Il faut savoir apprécier cette pause comme hors du temps et de l'agitation de la ville.

Une adresse que je recommande à tous les lyonnais de toujours comme de passage !